Comment découvrir ce qui vous excite vraiment ?
Vous avez peut-être déjà ressenti cette étincelle sans savoir d’où elle venait : une scène de film, une voix, une odeur, une situation banale qui, soudain, déclenche quelque chose. Bonne nouvelle : ce “quelque chose” n’est ni bizarre, ni honteux, ni à justifier. C’est simplement votre désir qui parle, avec son langage à lui — parfois discret, parfois puissant.
On va tenter de vous donner envie de mieux vous connaître, de repérer ce qui réveille votre envie, et de l’explorer sans pression. Ici, on reste dans un ton positif, complice, décomplexé — pas médical, pas moralisateur.
Comprendre ce qui “allume” le désir
Le désir n’apparaît pas toujours comme une évidence. Il se construit souvent à partir de détails : une ambiance, un regard, une histoire qu’on se raconte, une sensation de sécurité, un interdit léger, un jeu de rôle, une énergie particulière. Beaucoup de gens croient qu’il faut “avoir envie” spontanément… alors que, chez la majorité, l’envie se réveille au contact d’un déclencheur.
Autre point important : ce qui vous excite n’est pas forcément ce que vous voulez vivre dans la réalité. Un fantasme peut rester un terrain de jeu mental — et c’est très bien comme ça. L’imaginaire nourrit le plaisir sans obligation de passer à l’acte, et c’est précisément ce qui le rend si délicieux.
7 pistes concrètes pour repérer ce qui vous excite
Ces pistes sont faites pour être testées comme des jeux. Pas besoin d’être “inspiré” : il suffit d’être curieux.
1) L’inventaire “cinéma & séries”
Repensez aux scènes qui vous ont marqué — pas forcément explicites.
Posez-vous ces questions :
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Qu’est-ce qui m’a plu : l’ambiance, la tension, le regard, la voix, la situation ?
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Est-ce la personnalité d’un personnage (assuré, mystérieux, tendre, dominant, taquin) ?
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Est-ce le contexte (interdit, surprise, distance, rendez-vous, inconnus) ?
Notez 3 scènes, puis surlignez le détail qui vous a fait vibrer. Souvent, c’est là que se cache votre “clé”.
2) La “mémoire sensorielle”
Le désir adore les sensations. Faites une mini-liste :
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Odeurs (parfum, peau, linge propre, cuisine, pluie, bois…)
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Sons (voix grave, murmure, rire, musique lente…)
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Textures (draps, pull, cuir, soie, chaleur, froid…)
Choisissez un élément et imaginez une scène autour. Vous ne cherchez pas la perfection : juste une émotion.
3) Les moments où vous vous surprenez à fantasmer
Le meilleur indicateur, c’est la spontanéité. Pendant une semaine, notez rapidement :
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Où étais-je ?
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Qu’est-ce que je faisais ?
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Qu’est-ce qui a déclenché l’image ou l’envie (une phrase, une posture, une sensation) ?
Même une note de 10 secondes dans votre téléphone suffit. L’objectif, c’est de repérer les répétitions.
4) Le “top 5” des contextes
Parfois, ce n’est pas “qui”, c’est “quand”. Listez vos contextes qui favorisent l’envie :
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Après une bonne journée / après une journée stressante
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Quand je me sens désiré(e)
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Quand je me sens en confiance
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Quand je suis seul(e) et tranquille
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Quand il y a un peu de nouveauté
Ensuite, demandez-vous : qu’est-ce que je peux recréer facilement ? (lumière, musique, messages, temps pour moi).
5) Le test de la voix
La voix est un déclencheur majeur — parfois plus puissant qu’un visuel. Faites l’expérience :
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Écoutez un extrait audio (podcast, voix, lecture) qui vous plaît.
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Notez : le ton, le rythme, les pauses, la douceur ou l’assurance.
Puis essayez de mettre des mots dessus : “j’aime quand c’est lent”, “j’aime quand c’est sûr”, “j’aime quand c’est taquin”. Mettre un mot, c’est déjà reprendre le pouvoir sur son désir.
6) Le jeu des “rôles”
Vous n’avez pas besoin d’un scénario extrême pour explorer. Essayez :
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“On se connaît à peine”
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“On se retrouve après longtemps”
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“On joue à se séduire comme au premier rendez-vous”
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“Je te dis quelque chose que je n’ose pas dire d’habitude”
Le rôle n’est pas un déguisement. C’est une permission : celle d’exprimer une facette de vous.
7) La liste “j’aime / j’aime peut-être / pas maintenant”
Prenez une feuille et créez trois colonnes :
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J’aime (ce qui vous fait du bien)
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J’aime peut-être (ce qui intrigue)
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Pas maintenant (ce qui ne vous correspond pas)
C’est un outil simple pour se rassurer : votre désir a le droit d’être nuancé.
Exercices simples pour aller plus loin
Écrire une scène
Écrivez une mini-scène à la première personne, sans chercher à être écrivain.
Commencez par : “Je suis dans…”, “J’entends…”, “Je sens…”, “Je veux…”.
Le but est de laisser l’imaginaire faire le travail, comme un terrain de jeu.
Le “score d’envie” (0 à 10)
Pendant 7 jours, notez votre score d’envie et une phrase d’explication.
Vous verrez vite ce qui le fait monter : sommeil, stress, confiance, attention, nouveauté…
Le “mot interdit” (qui libère)
Choisissez un mot que vous avez du mal à dire (envie, désir, fantasme, frisson…).
Dites-le à voix basse, juste pour vous. Puis utilisez-le dans une phrase simple.
Ce n’est pas un grand saut : c’est une petite porte qui s’ouvre.
Rassurez-vous : un fantasme n’est pas une obligation
Vous pouvez aimer une idée sans vouloir la vivre. Vous pouvez avoir envie d’un scénario sans vouloir “le réaliser”. Le plaisir peut être dans l’anticipation, dans le jeu, dans le récit, dans la sensation. Transformer un fantasme en imaginaire, en mots, en complicité — c’est déjà une forme de liberté.
Le désir devient plus doux quand on arrête de le juger. Et il devient plus excitant quand on accepte de l’explorer avec curiosité.
Dire ses envies à voix haute, comme un jeu
Parler de ce qui vous excite, c’est parfois la partie la plus délicieuse… et la plus intimidante. Une façon simple de commencer, c’est de le faire comme un jeu sécurisant : raconter une scène, tester des mots, jouer avec le ton, sans pression.
Envie d’explorer ces envies en toute discrétion ? Nos hôtesses sont là pour jouer avec vous au téléphone.
Auteur : Cécilia Sexologue
